HCE JAMESON, âgé de 23 mois, prend la route vers la Belgique!

Dans les premiers jours d’été, nous avons pu livrer HCE JAMESON chez son nouveau propriétaire où les dames Highlands l’attendaient déjà..

Nous félicitons Damien et Michel pour leur choix et leur souhaitons beaucoup de succès pour l’avenir.

 

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Nous venons de livrer fin février 3 génisses d’excellente génétique : HCE IVANA, HCE JOANA et HCE KONY chez Thierry Mercier, éleveur passionné et gérant du cheptel “Highland Cattle de la Caillère” à Continvoir. Nous félicitons Thierry et Christelle pour le choix des animaux et leur souhaitons beaucoup de succès pour l’avenir !!

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Lors de notre dernière visite de la foire des bovins à viande à ST. DONAT/Autriche, nous avons profité de l’occasion pour rendre visite à un ami éleveur Josef KRASNIK (JMK). Josef tient un petit élevage mais de très bonne qualité. Parmi ses animaux se trouve aussi LYNGGARDEN VIVI, la mère de notre taureau EHC UNITY à côté de quelques perles de la race Highland, entre autre une vache connue bien au-delà des frontières autrichienne YUCCA VOM RIESTER MOOR, la mère de PANTHER II v. Aignerhof, un taureau exceptionnel exporté vers le Royaume Uni. YUCCA est aussi la grand-mère du CHAMPION de RÉSERVE au championnat d’Allemagne à Alsfeld 2015 et l’arrière-grand-mère du CHAMPION d’Allemagne 2015 ! Elle est à la base de nombreux animaux hautement primés et à 13 ans elle est encore toujours actif et ainsi nous avons pu acquérir sa très belle fille JMK EILEEN dont le père n’est autre que BEINN DUBHCRAIG OF CLADICH, CHAMPION des jeunes taureaux à OBAN !

Aussi nous avons pu réussir à convaincre Josef de nous vendre une deuxième génisse, non moins intéressante que la première JMK YELLOW JACKET, une fille de WINDLOUGH DUNDEE et de EHC UNIQUE ! WINDLOUGH DUNDEE 1 D, CHAMPION SUPRÊME du Canada. Le jour de son plus grand succès à la ROYAL AGRICULTURAL WINTER FAIR 1996, ses concurrents dans le ring étaient: le CHAMPION de la NEW YORK STATE FAIRE 1996, le GRAND CHAMPION BULL de la MIDWEST SHOW (EU), le GRAND CHAMPION BULL de la NECA SHOW et le CHAMPION BULL du NORD d’AMÈRIQUE !!!

DUNDEE en est sorti CHAMPION des CHAMPIONS !!!! La mère de DUNDEE est TRAFALGAR WHITNEY, elle donnait naissance à trois CHAMPION BULL et véhicule dans son sang les gênes de quelques-unes des lignées les plus importantes de la race HIGHLAND. EHC UNIQUE, la mère de JMK YELLOW JACKET est une fille d’un autre champion du Canada, DU BOISE LE COQ, elle est la sœur du triple VICE-CHAMPION d’Autriche EHC CHATO. La grand-mère de JMK YELLOW JACKET, CAMARRO I V. KNAUSSERWALD, est une vache tout à fait exceptionnelle en provenance directe du cheptel du « père » de la race HIGHLAND en Autriche, DR. Otto SCHIMPF.

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Au courant du mois d’octobre, nous avons exporté 5 génisses de notre cheptel vers la Belgique, pour constituer la base d’élevage d’un nouveau troupeau de Highland Cattle.

Nous félicitons les futurs éleveurs pour leur choix et leurs souhaitons beaucoup de chance et de succès!

 

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Fin mai nous avons importé 2 génisses de très bonne qualité en provenance du cheptel très réputé de Resi Buchmaier de Saxen en Autriche.

L’une est une fille du célèbre GOF BAAKKA et l’autre une fille de DU BOISE LE COQ.

Les deux taureaux sont des reproducteurs exceptionnels de réputation mondiale dont on ne peut importer les semences en Europe.

Nous sommes très fiers de ces deux nouvelles rentrées dans notre cheptel, surtout parce qu’elles ont un potentiel énorme, aussi bien du côté des mères

que celui des pères et d’autant plus que ce sont probablement les dernières génisses du très connu élevage de Resi Buchmaier « VOM KNAUSSERWALD ».

Nous remercions Resi pour la confiance qu’elle a eu en nous.

 

SOPHIA

Sophia vom Knausserwald

 

CANNA

Canna vom Knausserwald

 

SUNSET LIMITED EDITION, le père de notre taureau HCE SUNSET HIGHLIGHT EDITION a de nouveau un grand succès à inscrire dans la longue liste des réussites de ses descendants.

SWEETBRIER SANONG ANNA, une fille de SUNSET LIMITED EDITION, a remporté le titre de “Grand Champion Female” au grand concours NECHA à Massachusets aux USA !! Sunset Limited Edition, âgé de plus de 10 ans fait à nouveau preuve de ses qualités exceptionnelles. Pour notre élevage, cela montre bien quelle valeur a la génétique de ce reproducteur incomparable et unique ! Son fils HCE Sunset Highlight Edition nous a donné cette année ses premiers descendants qui font honneur à leur grand-père et qui sont un vrai plaisir pour chaque éleveur.

 

2015 SHOW SEASON

Sweetbrier Sanong Anna
owned by Sunset Farm
Grand Champion Female NECHA, Massachusets USA

Dam: Sweetbrier Sanong
Sire: Sunset Limited Edition

Début mai, 3 taureaux de notre cheptel ont pris la route vers la France (Département du Nord – 59).
Nous félicitons ces éleveurs pour leur très bon choix et leurs souhaitons beaucoup de succès pour l’avenir.

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La saison des vêlages

Ghislain Falardeau, Ferme du Geai Bleu, Guigues, QC

La saison des vêlages, quelle belle période de l’année. Tous les jours nous apportent des surprises. Un veau mâle lorsque l’on aurait désiré une femelle? Que m’importe, le veau est en santé et c’est le principal. Quel plaisir de voir gambader ces jeunes dans les prés quelques jours après leur naissance.

Que l’on soit producteur avec des ambitions de commerce ou simplement hobbyiste, tous, nous voulons que tous les veaux nés demeurent vivants et en santé. Aussi, comme il peut être navrant de visiter le troupeau le matin et de trouver un veau, pourtant né bien vivant, mort; et c’est d’autant plus navrant lorsque l’on réalise que le veau est victime d’une situation que l’on aurait pu éviter. Après 17 saisons de vêlage, il m’est arrivé quelques fois de faire face à une telle situation et je voudrais partager mon expérience avec les autres éleveurs, espérant que les informations pourront être utiles à certains.

La période de vêlage à notre ferme débute généralement au début d’avril et peut s’étirer jusqu’au début de juin. Au Témiscamingue, pendant cette période de l’année nous pouvons nous attendre à diverses situations climatiques qui peuvent constituer un danger pour le veau. Ainsi, un veau qui vient au monde lors d’une pluie froide ou verglaçante, typique du printemps québécois, peut rapidement souffrir d’hypothermie. Incapable de se réchauffer, chancelant sur un sol détrempé et offrant une grande surface de corps au froid et à la pluie, il ne faut pas beaucoup de temps pour que la survie de l’animal soit compromise. L’animal peut mourir de froid très rapidement. Il faut donc, pendant la période de vêlage, et particulièrement lors d’intempérie, visiter souvent le troupeau. Si on découvre un animal qui n’est pas encore séché, couché sur le flanc, étendu de tout son long, il faut intervenir rapidement. La meilleure façon de procéder est de le mettre au sec et au chaud. Personnellement, j’ai eu à transporter deux veaux dans mon sous-sol (une maison de campagne du début du siècle avec sous-sol servant d’entrepôt de bois de chauffage et fournaise au bois). J’ai déposé le veau sur de la paille, chauffé la fournaise, et quitté la maison pour ma journée de travailleur salarié. Au retour le soir, c’est toujours une joie de trouver le veau debout, sec et inspectant tout le sous-sol.

Certains éleveurs m’ont confié baigner un veau en détresse dans un bain d’eau tiède (à la température du corps) pour le réchauffer rapidement. Après que l’animal soit réchauffé, il est important de l’assécher avec un séchoir à cheveux. Un animal détrempé perd rapidement sa chaleur, même en milieu tempéré. Il ne faut pas oublier que notre petit veau est nouveau né et qu’il n’a pas eu la chance de boire, il n’a donc pas de réserve particulière (même si un veau nouveau né peut être un peu gras, selon l’alimentation de sa mère). La même situation peut se produire lorsqu’une vache vêle près d’un point d’eau (même une flaque de faible profondeur) et que le veau tombe dans ce point d’eau. Une bonne façon de vérifier si l’animal est en hypothermie est d’insérer sa main dans la bouche de l’animal: si c’est froid, l’animal est en péril.

Un autre danger qui guette un veau est la présence de prédateurs. Une vache a presque toujours tendance à s’éloigner du troupeau pour vêler. Un petit veau a tendance également, après la naissance et la première tété, à marcher un peu et se coucher. Si par mégarde il traverse une clôture, il se retrouve isolé et ni sa mère ni aucun autre animal du troupeau ne peut lui venir en aide en cas de besoin. Au printemps, les ours sont affamés et peuvent constituer un danger. Il faut donc s’assurer que les veaux restent auprès des autres membres du troupeau. Il faut les ramener dans le troupeau, particulièrement ceux qui ont tendance à s’isoler. Les chiens errants peuvent, dans une moindre mesure, causer du tort à un troupeau. Il est rare que les coyotes soient mis en cause. Certains éleveurs de ma région ont eu des problèmes avec des corbeaux. Ceux-ci s’approchaient de veaux nouveau-nés et leurs crevaient les yeux à coups de bec. Les froids intenses, lors de vêlages d’hiver sont problématiques. Un veau qui naît à -300, sans abris au sec et à une température plus tempérée, court de grands risques. L’hypothermie le guette mais également les risques d’engelures graves aux oreilles, à la queue et au museau. Il est préférable de prévoir un abri lorsqu’il y a des vêlages d’hiver, au moins au Québec.

Les vêlages d’été comportent également des risques. Tous les éleveurs ont connu ou vont connaître une situation inusitée : les vers!!! Un veau couvert de placenta, même léché par sa mère, devient un terrain de prédilection pour une mouche qui vient pondre sur le poil, particulièrement dans les régions cachées ou souillées par les selles du veau. Les larves des mouches se développent rapidement, grossissent et se nourrissent de tout ce qui leurs tombent sous la dent (?) Les régions les plus affectées sont la région de l’anus, la vulve, l’entrecuisse et la région du nombril. Les larves s’y développent rapidement et mangent littéralement le veau. Deux ou trois jours suffisent pour voir le veau infesté suffisamment pour que ce dernier en meure. Un antiparasitaire systémique, appliqué à la naissance offre une bonne garantie contre ce danger, même s’il n’est pas sans faille. Un veau né lors d’une période chaude doit être surveillé pour les deux ou trois premières semaines de sa vie. Une alternative à l’anti-parasitaire systémique est le confinement de l’animal, et de sa mère, dans les bâtiments.

Les vêlages d’été comportent également un autre danger. Il m’est arrivé de connaître un printemps particulièrement sec et plusieurs zones de poussières se sont formées. Une vache a eu la mauvaise idée de vêler dans une de ces zones et le veau a probablement respiré de la poussière et suffoqué. Je l’ai retrouvé mort, la bouche pleine de poussière.

La mère elle même, sans le vouloir, peut devenir un danger. J’ai déjà eu une vache qui présentait au vêlage un beau pis, que je pensais rempli de bon lait. Cependant cette vache avait une mammite généralisée et le lait était un véritable poison pour son veau. Il m’a fallu 3 jours pour comprendre ce qui se passait et lorsqu’enfin l’éclair se fit dans mon esprit, il était trop tard.

Un autre type de situation, un peu dans le même genre. La mère, très bonne productrice de lait, a souffert d’hémorragie au pis lors de la naissance du veau et son lait était contaminé par le sang de l’hémorragie, donc impropre à la consommation pour le veau. Dans ce cas, il faut fournir au veau une autre source de lait que sa mère pendant quelques jours. Heureusement, cela ne dure pas longtemps (quelques jours) et tout rentre dans l’ordre sans conséquence fâcheuse si on intervient rapidement.

Il peut arriver également qu’un veau qui cherche un trayon ne trouve qu’un amas de poil qu’il va s’obstiner à téter. Il ne trouvera jamais le trayon si nous ne l’aidons pas. Il est toujours bon de bien dégager les trayons lorsque l’on remarque que ceux-ci sont cachés dans le poil.

Lors des vêlages, il faut être très vigilant et observer attentivement les nouveaux nés. Notre présence peut être d’un grand secours pour un veau. Également, cela nous permet d’établir un premier contact avec les bêtes. Lorsque nous venons dans le troupeau pour aider, j’ai l’impression que les animaux réalisent notre rôle et nous acceptent plus facilement. J’ai déjà vu une vache venir me chercher alors que je m’approchais pour une tournée d’inspection. Son veau s’était éloigné et elle ne pouvait le récupérer, étant isolé par une clôture électrique. J’ai tout simplement pris le veau et l’ai transporté devant sa mère, qui semblait me remercier en le léchant.

Tous les producteurs auront un jour ou l’autre à vivre des expériences déplaisantes lors de la saison des vêlages. Il y a mille dangers qui guettent un veau nouveau né et nous ne pouvons pas tout prévoir. En étant plus présent auprès des animaux à ce temps de l’année et en étant attentif à ce qui se passe, en observant bien, nous diminuons les risques de perte d’animaux. Les hobbyistes auront la satisfaction de voir toutes les vaches avec un veau à la fin de la saison de vêlage et les éleveurs qui ont des ambitions commerciales verront leur revenu augmenter.

Prenons le temps de nous occuper de nos petits veaux naissants. Bonne saison de vêlage.

(Source: La société canadienne des éleveurs de bovins Highland CHCS)

L’alimentation des bovins Highland

Terri Barr, Barrking Hill Farm, Exeter, ON

Le bovin Highland est exceptionnellement robuste et rustique, il peut survivre avec des fourrages de moindre qualité et dans un pâturage pauvre incluant des broussailles, si nécessaire, et sous des conditions climatiques où la plupart des races commerciales populaires souffriraient. Les Highland sont célèbres pour leur habilité à débroussailler et sont donc parfaits pour les fermes où il y a un excès de pâturages pauvres ou encore des terrains en friche avec de l’herbe de moindre qualité.

Le bœuf Highland est de croissance lente ce qui donne une viande maigre, bien marbrée et de première qualité, faible en gras et en cholestérol tout en restant riche en protéine et savoureuse, des critères de plus en plus demandés par le marché d’aujourd’hui. La viande Highland commande donc un prix supérieur comparativement à celle des autres races de bovins, cela dû à la finesse de sa saveur et à l’attrait d’une saine alimentation.

Les bovins Highland représentent aussi une des meilleures façons pour sauvegarder nos paysages. Ces bovins sont des experts dans l’amélioration des terres improductives et le maintien d’un équilibre entre les plantes et ils vont quand même se développer avec ces fourrages grossiers permettant ainsi aux plantes les moins compétitives de prospérer.

Au cours des dernières années, j’ai beaucoup entendu parler de différentes diètes animales utilisées par des éleveurs Highland. Celles-ci incluent les rations composées strictement d’herbe et de foin, en pâturage avec l’ajout de moulée, ou d’orge, de blé ou d’ensilage de maïs, jusqu’aux plus surprenantes qui comportent l’ajout de petits pois, de navets ou de résidus de houblon utilisé dans une brasserie. La plupart des éleveurs font quelques expériences avant de trouver la formule qui leur convient le mieux.

En général, une saine alimentation est nécessaire pour une bonne santé et une croissance rapide. Ici, les Highland possèdent un net avantage car leurs besoins sont simples et économiques. Pendant les mois d’été ils devraient avoir un bon pâturage et un accès à de l’eau potable. En hiver, ils peuvent n’être nourris qu’avec du foin de bonne qualité, du foin vert ou de l’ensilage tout cela sans avoir besoin d’une grande quantité de concentré. Ils auront besoin d’un accès à des minéraux pour que leur niveau de vitamines soit maintenu. Vous pouvez offrir des rations alimentaires supplémentaires aux vaches avec des veaux telles que de l’avoine, de l’orge ou du maïs lors de conditions météorologiques défavorables.

Ghislain Falardeau, éleveur québécois de bovins Highland depuis plus de 20 ans a fait des expériences avec différents apports de grains et a écrit ceci dans une édition précédente de notre revue The Kyloe Cry :

La ration d’aliments doit être abondante et riche en protéine et en énergie. Parfois, il est nécessaire d’ajouter des céréales à leur ration et la quantité peut varier selon les objectifs de votre ferme. Au tout début, lors de nos propres expériences, nous donnions seulement 2 ou 3 livres de céréales par animal par jour. Les résultats étaient intéressants mais nous avons poussé un peu plus loin nos tests et nous avons augmenté progressivement jusqu’à neuf à dix livres par jour. La tendreté et les profits se sont grandement améliorés à partir de là.

La nature des différents types d’aliments influence la saveur de la viande. J’ai remarqué que l’avoine, même si elle ne donne pas une croissance aussi spectaculaire que le maïs, donne un goût vraiment délicieux à la viande. Notre ration de grain est donc composée principalement d’avoine.

Sur notre propre ferme, Barrking Hill, nous mettons nos animaux aux pâturages le printemps, l’été et l’automne et nous leur donnons du foin l’hiver mais nous ajoutons aussi une portion d’avoine aux animaux que nous élevons pour notre marché de viande (2 seaux de cinq gallons pour 5 animaux par jour). Nous avons découvert que les Highland digèrent mieux l’avoine que l’orge, le blé ou le mais, peu importe si elle est floconnée ou entière.

Le texte suivant provient d’un article écrit par la Dr. Karen Schwartskopf-Genswein du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et du Développement rural de l’Alberta :

La clé de l’amélioration de la gestion du bétail au pâturage est de simplement observer leur comportement au pâturage et de comprendre les signaux qu’ils émettent.

Les bovins paissent en encerclant les herbes et les autres plants avec leur langue et les arrachent d’un mouvement brusque de la tête. Pour cette raison, ils ne peuvent pas manger d’herbe inférieure à 1 cm de hauteur. Par conséquent, la rotation fréquente des bovins vers de nouveaux pâturages est importante. Le ralentissement substantiel de la croissance de l’herbe aux pâturages est un signe que le producteur peut utiliser comme indication pour choisir le moment de déplacer les animaux vers une nouvelle bande d’herbe.

La météo, les prédateurs et les insectes peuvent grandement influer aussi sur la qualité des pâturages. Les bovins préfèrent brouter à la clarté du jour, principalement lors des périodes survenant peu de temps avant le lever du soleil et au crépuscule. Deux autres périodes plus courtes de pâturage se produisent généralement dans le milieu de la matinée et en début d’après-midi. Par temps très chaud, les bovins seront à l’ombre au lieu de brouter. De même, lors de fortes pluies, de vent ou de neige les bovins seront plus à la recherche de refuge que de fourrage. Pendant ces périodes, le temps de pâturage peut augmenter la nuit afin de permettre au bétail de compenser pour le faible taux de pâturage de la journée.

Les dérangements par l’homme et aussi les prédateurs tels que les coyotes, diminuent généralement le taux de pâturage parce que le bétail passe plus de temps à vérifier s’il y a un danger potentiel et à essayer de s’en éloigner. Le harcèlement des insectes peut aussi réduire leur taux de broutage.

Les bovins font partie des espèces qui vivent en troupeau, ce qui signifie qu’ils produisent mieux lorsqu’ils font partie d’un groupe. Toutefois, lorsque la qualité du pâturage est faible et que le bon fourrage n’est pas disponible en grande quantité, une concurrence entre les animaux peut se produire. Cela signifie que les dominants du groupe auront accès à la meilleure herbe alors que les dominés n’y auront pas accès.

Dans certains cas, la présence de plantes vénéneuses peut conduire à la mort. Plusieurs espèces de plantes toxiques sont indigènes sur les terrains et les pâturages. Ces plantes ne sont pas ingérées dans des conditions normales, car elles ont un goût désagréable ou bien sont peu nombreuses. Mais des conditions inhabituelles, telles que la sécheresse et des insectes piqueurs, entre autres, peuvent forcer le troupeau à manger des quantités nocives de ces plantes vénéneuses. Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et du Développement rural de l’Alberta a fourni la liste suivante de plantes qui sont toxiques pour les bovins :

Grand pied-d’alouette astragale aconit
petit pied-d’alouette champignons moutardes
pruche d’eau amélanchier asclépiade de Syrie
troscart cerisier de Virginie morelle noire
prêle des champs jacynthe sauvage fausse herbe à puce (apocyn)
oxytropis des champs renouée persicaire (pied rouge) corydalis

Don et Margaret Badger de la ferme Maple Lea, au Québec, connaissent un grand succès avec leur boeuf Highland, fournissant même plusieurs épiceries. Le texte suivant est un petit résumé d’un article écrit par eux à ce sujet :

Les génétiques que vous choisissez auront une incidence sur le taux de gain de vos animaux ainsi que sur la tendreté de la viande produite. L’objectif global est d’atteindre le poids d’abattage des animaux dès leur plus jeune âge possible. Pour ce faire, l’animal doit constamment prendre le maximum de poids que lui permet son potentiel génétique.

La situation typique pour plusieurs éleveurs serait d’avoir un veau du printemps (né avril-mai) qui serait sevré l’automne (en octobre-novembre) et mis en marché l’automne suivant (en octobre-novembre) à l’âge d’environ 18 mois (540 jours). Un veau typique aura un poids entre 350-400 lb à environ 200 jours d’âge au moment du sevrage dépendamment de l’âge, de la génétique de la mère et du pâturage disponible.

Le régime alimentaire utilisé pour les 340 prochains jours aura une grande influence sur la qualité et la quantité de viande vendue. Pour atteindre le poids de marché d’environ 1000 lb, le veau doit gagner, en moyenne, 2 lb par jour à partir du sevrage jusqu’à l’abattage. Il n’y a pas de formule magique «parfaite pour tous» pour avoir du succès. Ce gain de poids peut être réalisé avec une ration de bon fourrage ou une combinaison de fourrage et de céréales. Quoi que vous choisissiez, vous devez fournir à l’animal des aliments de qualité suffisamment élevée pour le maintien et un gain moyen de 2 lb par jour. Nous faisons cela en les alimentant avec notre meilleur foin en plus d’une ration de céréales à 14%, ceci à partir du sevrage.

La ration que vous choisissez affectera la saveur de la viande produite, mais aussi longtemps que vous êtes constant et que vos clients aiment votre produit, il faut la garder!

Les éleveurs de bovins Highland sont fiers de fournir à leurs animaux une alimentation la plus naturelle possible, ceci sans hormones, vaccinations ou d’additifs, créant ainsi un produit sain et idéal pour un marché de niche. Il est conseillé de vérifier auprès de votre vétérinaire pour grands animaux en ce qui concerne les maladies bovines qui peuvent être répandues dans votre région et les vaccins nécessaires pour celles-ci (par exemple: l’anthrax en Saskatchewan ou le charbon bactérien, aussi connu sous le nom de charbon symptomatique ou black leg au Québec).

 

(Source: La société canadienne des éleveurs de bovins Highland CHCS)

HCR VELVET

Le 21 mars dernier, HCR VELVET (2 ans), la soeur de notre taureau HCR CAILEAN a remporté le 1er prix de son groupe et est devenue championne de réserve de la race Highland Cattle.